Une collaboration européenne pour « Anywhere, but Here #2 », organisée à La Châtaigneraie
Le projet Anywhere, but Here est le fruit d’une collaboration entre trois écoles supérieures d’arts plastiques : l’Académie des Beaux-arts de Szczecin (Pologne, site), La Cambre et l’ÉSAVL-ARBAL. Son objectif, mettre en visibilité leurs étudiants, à partir de la réalisation de deux expositions communes (avec production artistique commune), une en Pologne, l’autre en Belgique.
Pour l’Académie des Beaux-arts de Szczecin, le projet a été mené par Wojciech Lazarczyk et Jakub Czyszczon (professeurs en arts). Les étudiants sont Jan Baszak, Natalia Laskowska, Przemyshaw Pianiak, Iga Swiesciak et Patryk Wilk.
Pour La Cambre, le projet a été mené par Johan Muyle (professeur de Sculpture) et Michael Dans (enseignant en Sculpture). Les jeunes diplômées sont Ariane Jouhaud, Gabrielle Lerch et Clara Rivault.
Pour l’ÉSAVL-ARBAL, le projet a été menée par Ronald Dagonnier (chargé d’enseignement à l’atelier de Vidéographie et professeur en Arts numériques / infographie). Les étudiants sont issus du Master en Option en Vidéographie : Basile Kravagna, Sylvain Lange et Déborah Thys.
Autre singularité de ce projet à caractère européen, il est réalisé à l’initiative de deux institutions culturelles de pays différents, le Musée national d’arts contemporain de Szczecin et le Centre wallon d’art contemporain La Châtaigneraie, dans le cadre de Wallonie-Bruxelles en Pologne.
Présentation plus détaillée du projet :
« Partenaires depuis plus de dix ans, le Centre wallon d’art contemporain “La Châtaigneraie” et le Musée national de Szczecin (Pologne) organisent un ambitieux projet de dialogue entre jeunes artistes polonais et belges. L’idée centrale : faire se rencontrer les étudiants de l’École Supérieure des Arts de la Ville de Liège – Académie des Beaux-Arts de Liège, de la Cambre (Bruxelles) et de l’Académie des Beaux-Arts de Szczecin. Confronter des méthodes de travail, des sujets de préoccupations à travers des résidences, des échanges et des workshops, suivis d’expositions collectives dans les deux pays.
Le premier volet du projet s’est tenu en Pologne en décembre 2018. La Châtaigneraie prend le relais en ce début de printemps, avec pour aboutissement l’exposition collective “Anywhere, but Here #2”. La thématique de l’urgence et la notion de point de vue seront les fils conducteurs de cette exposition collective multidisciplinaire.
Le point de vue de l’artiste et celui du spectateur sont abordés : prise de conscience des contingences du regard et prise de distance libératoire et poétique. Le tout sur fond d’urgence, urgence de vivre, urgence de réagir… Bref, une expérience à la fois troublante et féconde.
Ces sujets seront abordés à travers des œuvres récentes ou même créées à l’occasion du programme d’échange ; de nombreuses techniques sont représentées : peinture, sculpture, photographie, vidéo, installation, impression, dessin…
Du côté de l’École supérieure des Arts de la Ville de Liège, les étudiants Basile Kravagna, Déborah Thys et Sylvain Lange sont supervisés par Ronald Dagonnier. Pour La Cambre, les jeunes diplômées Clara Rivault, Gabrielle Lerch et Ariane Jouhaud, sont entourées par Johan Muyle et Michael Dans. Pour l’Académie de Szczecin, Wojciech Lazarczyk emmène ses étudiants Jan Baszak, Natalia Laskowska, Przemysaw Piniak, Iga wieciak et Patryk Wilk, accompagné de son assitant Jakub Czyszczon. » (Caracascom.com).
« Anywhere but here…
N’importe où, c’est toujours quelque part. Il n’y a pas un lieu au monde qui existe en dehors de son contexte culturel, que l’on pense aux métropoles, aux déserts ou aux îles inhabitées.
Chaque vue révèle le centre d’observation, et nous sommes nous-mêmes le point d’observation – inamovible de la description du phénomène observé.
Quand nous voulons nous regarder, nous utilisons un miroir, mais ce que nous pouvons y voir est, paradoxalement, notre propre image seulement, rien de plus.
L’idée du projet “Anywhere, but Here” est une tentative de déplacer ce centre d’observation quelque part loin / dans un lieu éloigné / pour pouvoir nous voir en train de regarder le miroir. Se voir avec nos imaginations, nos idées, nos rêves.
La relocalisation peut être physique – liée à une expérience de voyage – ou bien elle pourrait être aussi purement mentale ou virtuelle, liée à des recherches anthropologiques, linguistiques ou historiques. Elle peut, ou elle devrait, combiner différentes méthodes.
Trouver le “point d’observation éloigné” semble être important non pas tant pour découvrir, connaître le monde, ou le contrôler que pour y vivre et y être. » (Centre wallon d’art contemporain La Châtaigneraie)
Cette présentation peut être complétée par celle reproduite en bas de cette page, à l’annonce Le projet européen « Anywhere, but Here »… (Programme Wallonie-Bruxelles en Pologne).
Une première exposition (Anywhere, but Here #1) a donc eu lieu en Pologne, avec la collaboration du Musée national d’art contemporain de Szczecin, en décembre 2018. Page de présentation de l’exposition sur le site du Musée national d’art contemporain de Szczecin.
À présent, voici la deuxième exposition (Anywhere, but Here #2). Elle se tiendra au Centre wallon d’art contemporain La Châtaigneraie, du 23 mars au 5 mai 2019. Le vernissage aura lieu ce vendredi 22 mars, à 18 h 30.
L’exposition est accompagnée d’un catalogue.