La Galerie des Beaux-arts accueille « Sortis du cercle », de l’atelier de Gravure de l’ÉSAVL-ARBAL

La Galerie des Beaux-arts accueille « Sortis du cercle », de l’atelier de Gravure de l’ÉSAVL-ARBAL

La Galerie des Beaux-arts, le nouvel espace d’exposition de l’ÉSAVL-ARBAL, accueille l’exposition de travaux d’étudiants de Master en Gravure / Images imprimées de l’ÉSAVL-ARBAL, à l’initiative de l’atelier de Gravure et de ses deux enseignantes, Maria Pace et Sofie Vangor. Les étudiants exposants, Naïm Barbach, Romain Burtin, Floriane Soltysiak, Roberta Sucato, Mathilde Vandenbussche, Daphne Xiuyuan Zhang, sont issus de 2e année Master Spécialisé et exposeront une partie de leurs recherches dans le champs de l’image imprimée contemporaine, sous le titre de Sortis du cercle. Présentation du travail de deux étudiants (extraits du catalogue accompagnant cette exposition) :

Floraine Soltysiak : « Le travail de Floriane Soltysiak trouve sa cohérence dans une approche similaire de l’espace et du temps. Dans son installation “Le Foyer”, elle nous positionne en voyer démesuré. L’œil dans la serrure.
Il est question d’images intimes logées dans des maisons aux apparences neutres. De grandes histoires nichées dans de petites maisons. Par analogie, Floriane nous invite à questionner la complexité de nos mondes intérieurs, de nos apparences communes à nos âges singulières. À la manière d’un Georges Perec et son chef d’œuvre “La vie, mode d’emploi”, elle étale sa série méthodiquement sans jamais s’échapper des contraintes liées à son médium.
Son autre travail, “Les anciennes grandeurs”, figurent des bateaux échoués. Gravés dans une multitude de places qu’elle ré-assemble au mur comme la trace d’un passé perdu. C’est le “Bateau ivre” de Rimbaut qui ressurgit face à nous ou peut-être même, l’épave de l’Askoy II, lâchement abandonné par Brel. Poétique et désuétude de bateaux échoués. Autour des gravures impressionnantes, il y a un travail photographique. Ce dernier tend, par son approche répétée et foisonnante de détailles, à documenter son univers quelque peu mélancolique. L’ensemble s’impose à nous avec le sentiment fidèle et obsédant de nos propres fragilités. » François Goffin

Roberta Sucato : « Le temps est lui-même inconsistant, comment est-il possible de l’imprimer, de graver dessus ? Peut-il devenir un objet de la gravure ? Comment oublier la table à spirale de Mario Merz, débordante de fruits et de légumes ? Arte posera – tradition italienne. Le travail de Roberta Sucato prend forme dans l’élaboration et au travers de la représentation des objets, phénomène du temps qui passe exalte la stupéfiante banalité. Nouveaux cycles, mutants et destinés à la mort sont remis en question. Il n’y a pas une ombre macabre mais poésie absolue de l’objet, ressemble presque à un rituel d’origine sacrée s’inscrivant dans la tradition populaire, geste noble qui accompagne la pomme dans le passage du temps. » Sandro Fieno

Le vernissage de l’exposition aura lieu le mercredi 13 mars 2019 à 18 h. L’exposition sera accessible du 14 mars au 6 avril 2019.

450 450 Bernard Secondini