Carl Havelange, professeur à l’ÉSAVL-ARBAL, participe au Colloque « Penser les arts situés »

Carl Havelange, professeur à l’ÉSAVL-ARBAL, participe au Colloque « Penser les arts situés »

Carl Havelange est professeur de Philosophie à l’Université de Liège. Il est aussi professeur en Théories et pratiques de la médiation entre arts et sciences de l’art (issu d’un partenariat entre l’Université de Liège et l’ÉSAVL-ARBAL, dans le cadre du Master approfondi de cette dernière). Il participera en tant que conférencier au Colloque Penser les arts situés, et interviendra entre autres sur le thème Les arts situés. Archéologie, usage et poétique d’un concept émergent.

« Le colloque Penser les arts situés se propose de soumettre à la discussion la notion “d’arts situés”, susceptible d’apporter un éclairage renouvelé sur la perception des œuvres d’art et leur mise en usage, notamment, dans un contexte muséal. Elle prend en compte l’œuvre d’art dans la globalité de sa dynamique processuelle, l’ensemble des relations que l’œuvre entretient avec ses environnements, tant du point de vue de ses conditions de réalisation que des dynamiques sociales, esthétiques et culturelles de sa réception. Depuis la naissance et l’affirmation des avant-gardes, au début du XXe siècle, les “arts du dehors” – arts des fous, arts primitifs, arts bruts, arts outsiders, par exemple -, ne cessent d’imposer l’évidence de leur situation, singulière et irréductible aux processus d’artification qui leur confèrent légitimité et visibilité dans le “monde de l’art”. Les arts du dehors, par les effets de frontière qu’ils ne cessent de mettre en mouvement, constituent un terrain d’enquête idéal pour identifier et comprendre l’inscription de toute forme d’expression artistique dans cette dynamique complexe de la situation.

La collection du musée du Trink-Hall.Museum (ancien MADmusée), essentiellement composée d’œuvres d’art réalisées par des artistes handicapés mentaux dans un contexte d’atelier, offre un très riche exemple de situation, tant en raison des dispositifs collectifs qui sont liés à la création en atelier, qu’en raison des dispositions psychiques particulières des artistes porteurs d’un handicap mental. La notion d’arts situés se donne dès lors comme l’instrument adéquat pour penser la relation art et handicap mental et concevoir la politique muséale du Trink-Hall.Museum, en évitant toute forme de réduction ou de stigmatisation qui entachent, trop souvent, l’invention et la réception des “arts du dehors”.
En faisant appel à des spécialistes de l’art – historiens, anthropologues ou philosophes –, et à des acteurs de terrain confrontés à la création en atelier et à la question du handicap mental, le présent colloque ambitionne de donner corps à la notion d’arts situés, dont l’opérativité concerne aussi bien le domaine de la critique que celui de l’action muséale et, plus généralement, de l’action culturelle. » (Colloque Penser les arts situés).

Ce colloque est organisé en partenariat avec le Trinkhall Museum (ancien MADmusée) émanant du Créahm, la Ville de Liège, la Fédération Wallonie-Bruxelles, La Cité Miroir, l’Université de Liège (Unité de Recherches Traverses) et le F.R.S.-FNRS.
Le colloque aura lieu le 4, 5 et 6 décembre 2019, à l’Université de Liège et La Cité Miroir (Liège). Réservation souhaitée, à Amandine.Servais@uliege.be.

Plus d’informations :
Page de consultation et de téléchargement du Colloque Penser les arts situés, PDF
Page de présentation de la manifestation sur le site La Cité Miroir
Page d’inscription au Colloque
Page de présentation du projet Trinkhall Museum, auquel ce Colloque fait référence entre autres

450 450 Bernard Secondini